«  De la musique avant toute chose

   Et pour cela préfère l’impair

  Plus vague et plus soluble dans l’air

  Sans rien en lui qui pèse ou qui pose »  ( Paul Verlaine)

 


 

«  A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles

    Je dirai quelque jour vos naissances latentes »  ( Arthur  Rimbaud – Voyelles )

 

En arithmologie, les voyelles révèlent le « moi caché », les désirs et les aspirations intimes.

 

«  La prédominance d’une voyelle dans un mot serait lourde de sens, d’une valeur symbolique ésotérique propre à agir sur la sensibilité et l’entendement d’un individu, sans pour autant qu’il en prenne conscience…..la parole sonorisée par la voyelle est l’alchimiste de l’âme. Rimbaud à cherché une langue qui serait de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs ; de la pensée accrochant la pensée….écrit-il dans sa lettre à Demeny, et, définissant par là le symbole… »J’inventai la couleur des voyelles. Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne et avec les rythmes instinctifs, je me flattai d’inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l’autre,  à tous les sens ( Alchimie du verbe, dans « une saison en enfer » ) – Dictionnaire des symboles – Voyelles –

 


 

 « L’homme, le chiffre élu, tête auguste du nombre. » ( Victor Hugo –La légende des siècles- Le satyre ) Différencions cependant le nombre du chiffre. Le chiffre n’est qu’un caractère conventionnel variant selon les civilisations, un graphisme différent selon les cultures et écritures. Le chiffre n’est que l’habit du nombre. Les alphabets sacrés utilisaient la lettre pour désigner le nombre. ¨Privilégions l’étude et la notion de « qualité » des nombres. Le nombre utilisé par les mathématiciens est quantitatif. Le nombre, instrument divin, est qualitatif.

 


Exemples de poésie et d’écritures.  Nous connaissons le célèbre alexandrin comportant 12 pieds mais existe aussi le pentamètre iambique qui utilise les nombres 2 , 5 et 10. Un iambe est un pied composé de 2 syllabes. Chaque vers comporte 5 pieds de 2 syllabes soit un total de 10 syllabes. Ce type de poésie met l’accent sur la deuxième syllabe (le temps fort accentué), la première est un temps faible. « Un cours en miracles » est écrit en pentamètre (5) iambique, qui est une façon de positionner les sons de syllabes dans un motif rythmique.  Une illustration en anglais :

 

«  This will/not tempt/me to/de lay/myself. »

 

En conclusion : « les nombres, c’est comme les fleurs des champs, on les croit sans parfum, mais, quand  elles forment un bouquet, elles embaument…mais tous les parfums ne sont pas agréables » (C.Creusot). Etudiez votre bouquet de nom….bres car dans nombre il y a d’abord Nom.

Vidéo : Alchimie du verbe